Une très belle année 2019 !

2019

Je ne vais pas trop m’attarder sur le fait que j’ai trouvé que 2018 est passée très vite (« où est passée 2018 ?! »), ni sur le fait que cette année a été riche en projets et en expériences (« cette année a été riche en projets et en expériences ! »), ni que je souhaite que 2019 soit tout autant intéressante que 2018 (« que 2019 soit autant intéressante que 2018 ! »).

J’espère que vous avez passé une chouette soirée de réveillon, que ce soit dans une fête pleine de monde, un simple dîner entre amis ou en famille, un restaurant en amoureux, ou seul avec votre chat/chien/cochon d’Inde (si ça vous rend heureux c’est le principal !).

Pour ma part, j’ai beaucoup de projets pour 2019 – comme d’habitude, remarquez.
Mais cette fois-ci, je sens que je prends un nouveau tournant. Un chemin un peu différent peut-être, une voie plus assumée et plus claire. Pas de changements radicaux en vue, mais pour moi, fini de tergiverser : je fonce dans le tas, j’y vais pour de bon, fini de rire. Non mais oh.

Je reste un peu vague exprès, parce que pour le moment je préfère garder ces projets et ces envies pour moi.
Mais pas d’inquiétude (si inquiétude il y a), je reviendrai vite avec des nouvelles.

En attendant, je vous souhaite une sublime année 2019. Qu’elle soit douce et pleine d’amour et de bisous et d’arc-en-ciel et d’odeur de feu de bois et de soleil après la pluie.

À bientôt !

Je me sens désemparée face au monde

Je ne suis pas de nature pessimiste. J’ai tendance à voir le bon côté de la vie. Je cultive consciemment cet aspect de ma personnalité. Je fais en sorte de voir du beau partout, de me concentrer avant tout sur les belles choses.
Mais parfois, il est difficile de faire abstraction de certains événements tragiques, de tensions, de mots prononcés ou écrits, d’actes malveillants. D’ailleurs il est parfois préférable de ne pas faire abstraction de la noirceur de monde.

La frontière est fine entre se concentrer sur le positif pour se protéger, et faire l’autruche. Chacun sait qu’enfouir la tête dans le sable ne résolve pas les problèmes, ne les fait pas disparaître. L’ignorance est un vrai handicap.
Je suis en substance d’accord avec ces messages : « Ne nous exposons pas aux médias, ils ne parlent que des choses tragiques et apportent une vision biaisée », « Il faut savoir se protéger », etc. Oui, c’est important.
Mais il est aussi important de s’informer et de voir la réalité en face.
Parce que tout n’est pas que lumière, tout n’est pas qu’ombre.
Il n’y a pas d’ombre sans lumière, il n’y a pas de lumière sans ombre.
Les deux se contrebalancent et participent à l’équilibre du monde. Il n’y a pas de vie sans mort, il est important de l’accepter et de faire courageusement face à ce fait irrémédiable.

Je me sens actuellement désemparée face au monde.
Ce n’est pas toujours le cas. Mais au vu des événements récents, et de l’accumulation de ceux-ci, je nage dans l’incompréhension et le désarroi.
J’essaie de me préserver. Je le fais du mieux que je peux. Mais difficile d’ignorer la violence quand elle a lieu sous son nez.

J’essaie de comprendre. Certaines personnes me donnent des clés. Chacune de ces clés sont teintées par leur point de vue et leurs opinions. À moi de faire le tri.
Mais face à la violence je suis désemparée. Peu importe le nom que prend cette violence. Peu importe les convictions desquelles elle naît, peu importent les partis politiques qu’elle illustre, peu importe le drapeau qu’elle brandit.
Je ne m’attache qu’aux actes. On aura beau mettre tous les noms que l’on souhaite sur un acte, pour moi cet acte reste le même.

Si on frappe, je me fiche des opinions de la personne.
Si on détruit, je me fiche des revendications de la personne.
Si on séquestre, je me fiche des justifications de la personne.
Si on tue, je me fiche du parti politique de la personne.
Un acte est un acte. Je ne tolère pas la violence, quel que soit le visage qu’elle porte ou le nom qu’elle se donne.

Je ne comprends pas les personnes qui ont sans cesse besoin de comparer les violences, de les hiérarchiser.
Récemment, j’ai lu un commentaire Facebook qui disait : « La vraie violence, c’est 9 millions de pauvres, 200 000 SDF, c’est 80 milliards d’évasion fiscale, c’est Amazon, Starbucks, Google qui ne paient pas d’impôts, c’est les patrons du CAC 40 qui gagnent 5 millions par an en augmentation de 14% quand le gouvernement ne donne pas de coup de pouce au SMIC… C’est ça la violence. Pas 3 bagnoles qui crament dans des quartiers à 12 000€ le m2. »
(Pourquoi cette personne utilise-t-elle Facebook alors, ce réseau social diabolique et capitaliste par excellence ? Son commentaire étant d’ailleurs probablement envoyé de son smartphone capitaliste. Enfin bref, je m’égare.)
Je ne prétends pas être parfaite (loin de là !) : chacun a ses contradictions. Mais les personnes moralisatrices, bizarrement, ont l’air exemptes de défauts.
Le nombre de gens qui se targuent de vouloir aider les pauvres enfants en Afrique ou les migrants, mais qui ne sont même pas fichus de prendre soin de leur propre famille, j’en ai rencontré pas mal.
C’est l’une des raisons pour lesquelles je déteste que l’on me fasse la morale.

Mais surtout : je ne comprends pas ce besoin de comparer.
Les différentes situations illustrées par cette personne sur Facebook, même la toute dernière avec les voitures qui brûlent, sont violentes. Point. C’est de la violence, différents types de violence, et pour moi toutes sont injustifiables.
Je ne comprends pas que l’on puisse justifier un acte violent, quel qu’il soit.
Surtout que souvent, ceux qui font les morale sont ceux qui en font le moins.

Cette personne qui a posté ce commentaire, mange-t-elle de la viande ? De la viande issue d’abattoirs industriels ? Si oui, c’est violent.
Fume-t-elle ? Jette-t-elle ses mégots par terre ? Si oui, c’est violent.
Achète-t-elle des vêtements fabriqués par des enfants Chinois qui travaillent dans des conditions épouvantables ? Si oui, c’est violent.
Elle utilise manifestement Facebook : c’est violent.
Elle vit probablement dans un pays occidental riche : c’est violent.
Elle marche sur des brins d’herbe et tue des centaines d’innocents petits insectes : c’est violent.
Elle essaie d’imposer son opinion à des personnes qui n’ont rien demandé : c’est violent.
Bref, la liste peut se rallonger à l’infini.

Tout est violent, tous nos actes ont des répercutions sur les autres et sur la planète. Nous faisons comme nous le pouvons, avec les informations que nous avons. Pourquoi hiérarchiser les violences ? Pourquoi en justifier certaines et pointer du doigt d’autres ?
Pour se donner bonne conscience, peut-être. Ce genre de commentaires comme celui que je viens de citer plus haut, « ça fait bien ».

melancolie

Je suis désemparée face au monde.
Il y a tellement de choses que je ne comprends pas. Tellement de choses qui m’affectent. En ce moment je suis triste et inquiète de ce qui se passe en France. C’est mon droit, et je crois mon inquiétude légitime.
Pourquoi certaines personnes me rient-elles au nez ? Pourquoi certaines personnes minimisent ces événements ? Se rendent-elles compte ? Est-ce une barricade inconsciente qu’elles se créent, pour ne pas voir la dure réalité ?
Est-ce que, comme moi, elles ne comprennent pas grand-chose à ce qui se passe ? Probablement.
Le reconnaissent-elles ? Pas toutes.

Je me sens désemparée face à toutes ces voix de gens qui ont des opinions que je ne comprends pas, que je ne conçois même pas possible d’avoir. Et pourtant.
La violence et la haine m’échappent. Elles existent, elles ont une présence si forte, je le sais. Je sais également que les ignorer n’est pas la bonne réponse. N’ignore pas ou ne minimise pas quelqu’un qui fonce vers toi avec un couteau, ou tu risques de ne pas vivre très longtemps.
Seuls les enfants croient que, quand ils mettent leurs mains devant leurs yeux, le monde autour d’eux disparaît. Nous savons que c’est faux.

Je me sens désemparée, et j’écris un article décousu.
Il n’y a pas de lumière sans ombre. De côté pile sans côté face. D’endroit sans envers.
Internet a créé des choses merveilleuses comme des choses terribles.
Pourquoi est-ce que je parle d’Internet ? Parce qu’il amplifie tout. C’est une loupe grossissante. Chacun peut donner son avis : et comme c’est de l’écrit, ça reste. Tout le monde peut le voir. Tout le monde peut « liker » un commentaire immonde et celui-ci sera visible aux yeux de tous.
La liberté d’expression a ses limites, il y a des propos punissables par la loi. Mais beaucoup de gens sur Internet semblent l’ignorer, car ils ne se sentent pas concrètement concernés. Internet est abstrait, les propos sont stockés dans les datas centers parmi des milliards d’autres. Mais ils sont là, ils existent, ils restent et ne disparaissent pas.

Sur Internet on peut difficilement ignorer les propos choquants ou indécents ou ignares ou violents.
On ne peut que constater : « Ah oui, ce genre de personne existe. Ce genre de propos peut être prononcé. Il y a des gens qui pensent réellement ça. »
Il y a des choses que je ne croyais même pas possibles, que mon cerveau ne pouvait même pas imaginer.
Et puis, Internet.
Les dangers d’une trop grande liberté.
Tous les aspects du monde, les plus beaux comme les plus laids, offerts sur un plateau aux yeux de tous.

Il y a de quoi se sentir tétanisé.
Ou désemparé, comme je le suis maintenant.
Maintes fois j’ai essayé de relativiser, mais il y a des choses qui ne passent plus. Il y a des choses que je ne tolère plus. Il y a des choses que je ne minimise plus. Je me rends compte de la gravité et de la profondeur du problème, de l’immense trou noir qui s’ouvre devant moi ; je VOIS, je ne PEUX PAS ignorer, ce serait presque criminel de ma part.
Le monde est comme ça, on en a la preuve visuelle sur notre écran d’ordinateur.

Je me sens désemparée car je ne vois concrètement pas quoi faire.
Je n’ai pas les armes intellectuelles, je n’ai pas d’argumentation en béton, je n’ai rien à répondre aux propos qui me choquent car je sais que quinze autres personnes me retomberont dessus, et que face à l’agressivité d’autrui mes défenses sont bien pauvres.
Moi qui essaie au maximum de rester calme, de raison garder, de ne pas perdre la tête, Internet aime la culture de la violence. Il aime les clashs, il aime les punchlines et les phrases rapides, alors qu’en général ce n’est que de l’esbroufe et que ça repose sur du vent.

Le contenant intéresse plus que le contenu, on préfère lire les titres des articles et pas les articles, on préfère les vidéos courtes qui survolent et appauvrissent et caricaturent un sujet, on préfère les images aux textes. Parce que l’on n’a pas le temps, parce que l’on a pris l’habitude de cliquer, de zapper, de sur-stimuler nos cerveaux avec des jeux épileptiques, parce que l’on n’est plus capables de se concentrer et de prendre le temps pour véritablement réfléchir.

Tout doit se passer très vite, des résultats concrets dans l’immédiat sinon on trépigne, on se met en colère, on veut brûler des trucs, piller des magasins et casser la tronche des gens.

Je suis désemparée face au monde.
Je sais que je ne m’attirerai pas que des amis avec cet article.
Je suis peut-être encore trop naïve. Trop pure, trop sensible ? Je pense au contraire que ce sont des qualités. Surtout en des temps comme ceux que nous traversons.

Je suis pessimiste dans cet article, c’est vrai.
Je laisse de côté mon sourire, je laisse de côté mon optimisme, je prends volontairement un ton plus grave et plus inquiet. Parce que c’est aussi ce que je suis. Je suis moi, j’exprime ce que je ressens de manière authentique, je n’ai pas à sourire et à me taire, je n’ai pas à faire l’autruche.

Je me méfie des explications simplistes. Souvent, je constate que plus c’est simpliste et manichéen, plus c’est éloigné de la vérité.

Je n’ai pas de solution à apporter : je ressentais un besoin de m’exprimer par rapport à ce que je traverse, je l’ai fait. Tant pis si ce n’est pas très clair. Tant pis si ça part dans tous les sens. Tant pis s’il y a des gens qui ne sont pas d’accord avec ce que j’ai écrit. Il y aura toujours des gens pas d’accord. C’est ce qui fait la richesse et les conflits du monde. Pas de lumière sans ombre.

Suis-je la seule à éprouver ce désarroi ? Suis-je la seule à ne pas tout comprendre ?
Je ne pense pas.
Suis-je la seule à ne pas choisir la violence pour exprimer mon désarroi ?
Non, et heureusement.
De mon point de vue, la violence quelle qu’elle soit, n’est pas justifiable.
Et la violence du monde me désempare.

Défis et contraintes : roman, Inktober

Je vois que mon dernier article de blog date du mois de juillet : il était temps que j’en écrive un autre ! Notamment pour donner un peu de mes nouvelles.

Je n’en ai jamais trop parlé jusqu’à présent sur mon site, mais j’ai écrit un roman. J’en ai même fait une vidéo, il y a quelques temps :

 

 

Je suis présentement en train de le relire et de le corriger. Ça me prend du temps et de l’énergie, mais je compte bien aller jusqu’au bout, pour pouvoir l’envoyer à des maisons d’édition. Je ne peux pas savoir ce qu’il adviendra de ce manuscrit, s’il sera édité ou non, mais j’essaie de mettre toutes les chances de mon côté.

Je suis assez surprise (dans le bon sens du terme) du résultat pour le moment. Et j’éprouve beaucoup de fierté d’avoir écrit le mot « fin ». Ce roman me suit depuis le 1er novembre 2017, j’aimerais bien avoir fini de le relire à cette date. Comme ça, ça ferait pile un an que je suis sur ce projet. Mais bon, ce n’est qu’une simple coquetterie de ma part, rien ne m’y oblige.

Je pense néanmoins que c’est une bonne chose de s’imposer des délais, des contraintes (quand l’extérieur ne nous en impose pas déjà) : c’est souvent de cette manière que l’on parvient à être plus créatif, et que l’on arrive à terminer des projets de longue haleine. D’autant plus que le défi a un aspect stimulant, en tout cas pour moi.
À propos de défis, de délais et de contraintes, je participe cette année au Inktober.
Inktober, c’est une contraction de « ink » (encre) et d’ « october » en anglais.
Ce défi consiste à faire un dessin par jour pendant le mois d’octobre, soit trente-et-un dessins au total. On peut dessiner ce que l’on souhaite, ou l’on peut s’en tenir à la liste officielle, composée d’un mot-clé par jour censé guider le dessin.

J’ai choisi de suivre cette liste, parce qu’encore une fois j’aime bien les contraintes.
Je me suis également imposé de faire ces dessins uniquement au stylo bille, ou au feutre épais quand j’ai moins le temps. La thématique, quant à elle, sera celle des sorciers et du fantastique.

Nous sommes aujourd’hui le 16 octobre 2018, donc j’en suis à la moitié du Inktober.
Voici quelques dessins de ma production. Si vous voulez tous les voir, je vous invite à vous rendre sur mon blog de dessin.
Ou bien vous pouvez me suivre sur Facebook, Twitter, ou Instagram où je mets parfois quelques dessins en cours dans mes stories.

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Un bon mois d’octobre, en somme !
À bientôt.

De nature polyvalente

Aujourd’hui, j’ai publié une nouvelle vidéo, dans laquelle je raconte un peu ma vie et mes réflexions à propos du fait d’être de nature polyvalente, et comment ça peut être perçu par les autres. La voici :

Je souhaitais écrire un article de blog également pour apporter quelques données en plus (en espérant que je ne ferai pas trop de redites par rapport à la vidéo). Notamment pour tenter d’expliquer ma démarche.

Vous l’avez sans doute compris et vu : je fais plein de choses différentes – même si ça reste dans le même secteur d’activités, c’est-à-dire l’art. On peut le voir déjà sur la bannière de mon site Internet : « Coline Peyrony, illustration, photo, vidéo ».
Ce site me représente bien, je trouve. Il montre tout ce que je sais faire, tout ce que j’aime faire, classé en des catégories distinctes. On peut naviguer à travers les rubriques qui nous intéressent, et j’ai fait en sorte que ce soit le plus clair possible pour que le visiteur sache où il va et pourquoi il y va.

Mais j’ai tout de même cette crainte de « perdre » des gens. Qu’ils ne s’y retrouvent pas, qu’ils ne comprennent pas bien ce que je fais. Qu’ils pensent que je ferais mieux de me concentrer sur une seule chose, et qu’ainsi je ne brouillerais pas les pistes. C’est assez irrationnel, car on ne m’a jamais fait cette réflexion (peut-être l’a-t-on pensé, mais en tout cas on ne m’en a pas fait part).

Pour ce qui est de mon site, ou de ma page Facebook par exemple, au vu des natures différentes de mes posts – un jour un dessin, un jour une vidéo, un jour une série de photos – et que ceux-ci ne suscitent pas les mêmes réactions, je suis en droit de me poser cette question : est-ce que « les gens » ne préféreraient pas, pour plus de clarté, que je me concentre sur un seul secteur artistique, comme ça ils savent à quoi s’en tenir et ils savent pourquoi ils sont là, et qui ils « aiment » ou « suivent » ?

Alors cette question se pose ensuite : est-ce que je fais ça pour plaire « aux gens » ?

Ce serait mentir que de dire que je ne cherche pas un peu à plaire parfois – le piège de l’ego qui souhaite être rassuré –, mais globalement, j’essaie justement de m’éloigner de cette fausse bonne solution.
Ici, je suis sur mon espace. Sur ma chaîne YouTube, je suis sur mon espace. Je m’exprime comme je le souhaite – dans la limite de la légalité et du respect d’autrui, bien entendu –, de la façon dont je le souhaite. Au final, je n’ai de compte à rendre à personne, même si ce n’est pas tous les jours facile pour moi de ne pas faire attention au regard des autres. Mais, comme je l’écrivais précédemment : je suis sur mon espace, « chez moi », donc ce sont mes règles. On adhère ou non à ce que je fais (ou seulement à une partie de ce que je fais), on comprend ou non ce que je fais, mais il n’en reste pas moins que je fais ce que je veux !

J’essaie de me répéter aussi souvent que possible cette dernière phrase.
En tant qu’artiste, et sans doute bien plus que dans d’autres corps de métiers, il peut y avoir une recherche inconsciente de la validation de l’autre. Ce que je montre, c’est souvent plus qu’un travail : c’est une partie de moi. Donc il peut y avoir ce danger de faire ce raccourci : si « les gens » ne comprennent pas/n’apprécient pas tout ce que je fais, ça veut dire qu’ils ne me comprennent pas/ne m’apprécient pas totalement.
J’évite au maximum de faire ce raccourci, parce qu’en plus il est faux, et créé par mon mental de toutes pièces. Ça peut être dangereux de penser comme ça.

Je l’ai déjà dit dans la vidéo, je le réécris ici : c’est à moi, et non aux autres, de faire le travail. C’est à moi de tenir un discours clair, et de faire en sorte que mes pensées et mes idées soient en accord avec mes actes et ma façon d’être : c’est ce qu’on appelle la congruence.
Je suis polyvalente de nature, j’aime faire plein de choses, je suis intéressée par plein de choses, je ne veux pas choisir. C’est comme ça ; à prendre ou à laisser. Mais je suis en accord avec moi-même, avec mon « moi intérieur », et c’est ça qui est le plus important. Le reste se met en place tout seul.

Donc, oui : je suis illustratrice, photographe, vidéaste, autrice (ou auteure, comme on dit). J’aime raconter des histoires, et chacun de ces médiums est un vrai plaisir pour moi et a vraiment un sens. Je ne souhaite pas être réduite à un seul de ces arts. Je ne souhaite pas choisir. Si on m’enlève un seul de ces arts, je ressentirai un manque, une insatisfaction.

Je suis de ces profils qui ont besoin de jongler avec différentes choses, différents projets, qui naviguent sur plusieurs eaux à la fois, qui bondissent et rebondissent, qui préfèrent les parcours en zig-zag plutôt que les lignes droites – mais attention, je ne dis pas que l’un est meilleur que l’autre ; chacun a des besoins différents et c’est complètement OK.
De l’extérieur, des profils comme les miens peuvent peut-être paraître bordéliques, éparpillés, dispersés, incompréhensibles, insaisissables, pas sérieux, étranges, inhabituels – et tout autres adjectifs similaires.
Mais dans ma tête, tout est logique, tout a un sens, et tout correspond exactement à comment je suis à l’intérieur, et à ma façon de penser et de fonctionner.

Finalement : si on va contre sa nature intérieure, on n’est pas heureux. Alors pourquoi me briderais-je, m’interdirais-je de fonctionner comme je fonctionne ? Surtout que je ne fais de mal à personne.

Et pour les éventuels qui s’inquiètent pour moi : je jongle peut-être avec beaucoup de choses dans ma vie, mais je finis toujours (quand je sens que ça en vaut la peine) ce que j’ai commencé. Plus tôt dans ma vie, il est vrai, j’avais du mal à finir les choses. J’avais toujours une meilleure idée (selon moi) qui prenait la place de la précédente, et j’abandonnais le projet en cours – parfois après des mois de travail !
Je suis de nature polyvalente, et donc forcément un peu dispersée, mais maintenant je me connais et je sais être suffisamment disciplinée pour aller au bout des choses. Je ne peux simplement pas faire une chose à la fois ! Et c’est OK.

Au final : ne sommes-nous pas, tous, des êtres aux multiples facettes ?

Je vous laisse avec cette conférence TED (en anglais), que j’ai vue il y a quelques années et qui m’a pas mal inspirée, m’étant reconnue dans ce que dit Emilie Wapnick :

À bientôt !

Une merveilleuse année 2018 !

2018

À ceux qui suivent mes actualités, qui se promènent régulièrement sur mon site, ou qui passent par là par hasard…
Je vous souhaite à tous une merveilleuse année 2018. Sur un chemin d’amour, d’abondance et de paix.

Merci à tous ceux qui me suivent, m’encouragent et me soutiennent, ça compte beaucoup pour moi ! Je suis sûre que 2018 va être une excellente année !

J’ai, bien sûr, plein de projets en cours, dont je serai amenée à vous parler plus en détail dans les semaines, les mois à venir.

Déjà, je m’attaque de nouveau sérieusement au Pays de la pluie. C’est un projet de court-métrage qui me tient vraiment à cœur, sur lequel je travaille depuis mai 2016, et dont je suis pressée qu’il voie enfin le jour ! Je reprends donc le montage, et je vais travailler avec mon père (François Peyrony, compositeur de musique) pour ajouter les sons, la musique et la voix narrative.

HorizonRouge

« Le pays de la pluie », 2017

Ensuite… Allez, j’ose enfin le dévoiler sur mon site : je suis en train d’écrire un roman.
Tout a commencé avec le défi du NaNoWriMo en novembre. Le but était d’écrire 50 000 mots entre le 1er et le 30 novembre. Je n’ai pas réussi à maintenir le cap – j’ai eu les yeux un peu plus gros que le ventre, et un emploi du temps trop chargé –, mais j’ai quand même beaucoup écrit, et surtout, ça m’a lancée !
Pour l’instant je n’en dis pas plus, mais vous en entendrez sans doute parler dans les prochains mois.

J’ai beaucoup de projets et d’envies avec mon collectif de cinéastes Les Ratons Rêveurs. Pas mal de réajustements sont en train d’être faits, mais j’aimerais vraiment aller plus loin avec les Ratons, et proposer des contenus de plus en plus professionnels.

Je continue les vidéos sur ma chaîne YouTube, et ça m’amuse toujours autant. C’est un vrai plaisir pour moi de m’exprimer de cette manière-là aussi (autrement qu’à l’écrit ou que par le dessin).
D’ailleurs, j’ai réalisé une vidéo « spéciale 2018 », que vous pouvez voir ici :

C’est une vidéo assez longue (quasiment vingt minutes), mais vous pouvez l’écouter tout en faisant autre chose, elle ne nécessite pas d’être constamment regardée.

Ensuite, la « tournée » de L’Aube sera grandiose continue !
Vous avez été nombreux à venir nous voir au salon du livre de Montreuil, et ça m’a fait très plaisir.
Ma mère et moi serons présentes aux salons du livre de Paris et de Grenoble au mois de mars, mais j’en reparlerai en temps et en heure !

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Moi-même (à gauche) et ma mère (à droite) au salon du livre de Montreuil

Bref, beaucoup de choses très chouettes se profilent.
J’ai même l’impression d’en oublier ! Si c’est le cas, je reviendrai en parler ici.

En attendant, je vous souhaite de nouveau une excellente nouvelle année.
2018 va envoyer du lourd !

À bientôt.

« L’Aube sera grandiose », roman Gallimard à paraître en septembre

Ça y est, maintenant je peux parler de ce fameux « projet Gallimard » que j’évoquais dans de précédents articles.

L’Aube sera grandiose est un roman jeunesse (mais qui s’adresse tout aussi bien aux adultes) écrit par ma mère, Anne-Laure Bondoux.

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Elle a tenu à ce que son texte soit ponctué de quelques illustrations réalisées par mes soins. Les éditions Gallimard, que je remercie grandement, nous ont accordé leur confiance, et le projet a pu voir le jour.
Voici le pitch du roman :

Fin juin 2016. À la tombée de la nuit, une voiture se gare devant une cabane isolée, au bord d’un lac. Dans la voiture, il y a Nine et sa mère. La première (qui aura seize ans la semaine prochaine) est furieuse : elle va rater la fête de fin d’année de son lycée. Mais Titania, sa mère, s’en moque. Selon elle, l’heure n’est pas à la fête. L’heure est à la vérité. Et la vérité les attend ici, au bout de ce chemin forestier à peine praticable.

Vous pouvez en savoir plus à propos du roman et de sa genèse ici.

J’ai été flattée et heureuse de pouvoir participer à ce projet ! Donc c’est avec joie que je le partage avec vous.
Je vous dévoile ici quelques-unes de mes illustrations qui se trouvent dans le livre :

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Oups, pas plus. Vous verrez quand vous aurez le livre entre les mains !
Le roman paraîtra le 21 septembre 2017.

À suivre, donc !

« L’œil du cyclone », court-métrage pour le concours de la Fête du Cinéma et du CNC

Salut à vous, qui lisez cet article !

Je vous avais promis que vous auriez d’autres de mes nouvelles assez vite, et bien en voici.

Avec mon collectif Les Ratons Rêveurs, nous avons décidé de participer au concours « Faites du cinéma », organisé par la Fête du Cinéma et le CNC.
Le but du jeu ?
Réaliser un court-métrage durant entre 30 secondes et 2 minutes (générique compris), tout en s’inspirant d’une réplique de film – nous avions le choix entre cinq répliques.

Pour nous, ça a donné L’œil du cyclone.

Il y a un Prix du Public, qui s’obtient en fonction du nombre de « J’aime » sur Facebook.
Même si cette pratique est discutable et pas mal biaisée, et que mon équipe et moi-même avons plus participé pour le fun et le challenge qu’autre chose, un petit « J’aime » fait toujours plaisir !
(Et il y a aussi un Prix du Jury, heureusement.)

Si le film vous a plu, vous pouvez voter pour nous ICI.

Et vous pouvez visionner L’œil du cyclone ici :

Avec : Chloé Fortoul, Cynthia Soto
Scénario, réalisation, montage : Coline Peyrony
Cadre : Raphaëlle Conquet
Son : Lina Pasquet
Musique : Coline Peyrony

Merci d’avance pour le visionnage et pour l’éventuel vote !

À très bientôt.

Nouvel épisode de « Noémie veut changer sa vie » + nouvelles du projet Gallimard

Ça y est, le cinquième épisode de Noémie veut changer sa vie, la websérie que j’ai créée avec mon collectif Les Ratons Rêveurs, est en ligne !

Noémie a été invitée aux mystérieux « Ateliers d’éveil de la conscience ». Elle décide de s’y rendre…

Avec : Raphaëlle Conquet, Lina Pasquet, Cynthia Soto, Dilan Pozza, Olivier Vallas, Coline Peyrony
Scénario, réalisation, montage : Coline Peyrony
Son : Paul-Édouard Blanchard
Musique : « Shaman Fly », Atman & Alma Yoray
Remerciements : Solveig et Olivier pour leur appartement !

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C’est toujours autant un plaisir de tourner des courts-métrages avec les Ratons, d’autant plus que le collectif s’agrandit. Nous avons un autre projet en cours de réalisation, dont je vous reparlerai très bientôt.

Sinon, j’ai eu quelques nouvelles de mon projet d’illustration pour un roman jeunesse aux éditions Gallimard !
Les premières épreuves du livre ont été imprimées (ce n’est pas encore la version définitive), et on m’a envoyé une photo pour montrer ce que ça donnait.
Chacune de mes illustrations occupe une page entière…

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Voilà ce que ça donne !

J’ai hâte de vous en dire plus !!
Il y a plein d’autres surprises à venir… Je garde un peu de suspense exprès, héhé.

À bientôt !

Soirée de rassemblement « la culture contre le FN » : ça avait pourtant si bien commencé…

Cet article ne traite pas de mes actualités pour une fois, mais il est en rapport avec le climat politique actuel en France, et fait part d’une grande déception que j’ai vécue hier soir, alors que je m’étais rendue à une soirée de rassemblement contre le Front National, organisé à la Philharmonie de Paris.
J’ai à l’origine écrit ce texte sur mon compte Facebook privé, mais je ressens le besoin de le mettre ici également. Ce texte est un témoignage, mais parle aussi de mon ressenti et de mes questionnements. J’estime qu’il est important, au moins pour moi, de le partager. Alors le voici.

 

StopFN

 

Cette soirée avait pourtant si bien commencé.

Hier soir, je me suis rendue à la Philharmonie de Paris pour un rassemblement appelé « La culture contre le FN » (avec le hashtag tout trouvé : #stopFN7mai).
Une initiative portée par de nombreux syndicats de la culture et des arts.
Nous nous trouvions tous assis dans la grande et belle salle de concerts, tous unis pour une même cause : faire barrage contre le FN en votant pour Emmanuel Macron.

La soirée a été ouverte par un discours du directeur de la Philharmonie, Laurent Bayle.
Un discours d’une furieuse classe, intelligent, rassembleur, digne. J’étais impressionnée, et je me suis dit : « Wouah, si le reste de la soirée est au même niveau, ça promet d’être génial ! »

Les différents représentants des syndicats sont ensuite montés sur scène, et l’une d’entre eux a pris la parole (je ne sais plus son nom, désolée) et c’était très bien. Un discours rassembleur aussi.
Après tout, nous étions tous là, réunis par une même cause, non ? C’est une bonne chose de vouloir mettre l’accent sur la cohésion de groupe.

Et puis… Ça s’est gâté.

Christophe Alévêque est venu sur scène. Bon, je n’ai jamais trop aimé le bonhomme, et ce soir-là encore moins.
Il a commencé à parler de la gauche et la droite, les opposant, railleur, et demandant (de manière moqueuse) s’il y avait des gens de droite dans la salle – et des personnes parmi le public ont appuyé ses propos en huant.
Bravo pour la tolérance messieurs-dames, censée pourtant être une valeur « de gauche » normalement (je me marre).

Alévêque a enchaîné les blagues pas drôles, sexistes (d’ailleurs quelques personnes dans le public ont eu bon ton de le lui faire remarquer, et Alévêque a répliqué bassement) et les attaques gratuites contre Brigitte Macron (« oooouh la cougar ! » Super, c’est niveau CM2 ça).

Devant moi se trouvaient trois personnes – je me demandais ce qu’elles faisaient là d’ailleurs. Il suffisait qu’Alévêque ouvre la bouche pour qu’elles rient grassement – et je n’exagère pas.
Mais ce n’était pas un rire sincère : ça s’entendait que c’était forcé, exagéré, bien pour se faire remarquer. C’était un rire militant ; un rire hargneux ; ces trois personnes détestaient Macron et le faisaient bien savoir, elles le revendiquaient par leur rire à ces très mauvais traits d’humour sexiste et bas du front d’Alévêque.

Et puis, juste après l’intervention d’Alévêque, une vidéo a été projetée.
C’était une animation représentant le corps d’une femme enlevée de sa peau, une « écorchée » comme on peut en voir dans les représentations médicales.
La vidéo disait que, sous notre peau, nous étions tous pareils, faits de la même manière.

La vidéo était intelligente et appelait à l’intelligence.
Après Alévêque qui a craché sur Le Pen et Macron et s’est bien amusé à accentuer les séparations droite/gauche (ce n’était pas une soirée POUR ÇA), cette vidéo qui appelait à la tolérance et au rassemblement faisait du bien à voir.

La vidéo s’est ensuite mise à parler des différences de valeurs fondamentales entre les programmes de Macron et de Le Pen, disant que le programme d’En Marche !, contrairement à celui du FN, prônait la tolérance – et là…
Énormément de gens dans la salle se sont mis à huer. À gueuler, presque comme des primates. De ci de là, dans cette belle salle de la Philharmonie, on entendait des « Arrêtez la vidéo ! », « Macron, tu pues ! », « Macron, t’es qui ? », « Sale banquier ! »

On n’entendait plus le reste de la vidéo, ce que son auteur avait à dire.
Je n’en revenais pas. Beaucoup de colère contenue en moi a refait surface. J’en avais assez. Il n’y avait pas de raison que je ne réplique pas. J’ai gueulé à mon tour, à tous ces gens qui criaient et insultaient Macron : « Ce n’est pas l’endroit pour faire ça ! », « Vous vous croyez tolérants, mais là vous faites preuve d’intolérance ! »
Et à un vieux mec, un peu bourré, qui a crié : « Macron dégage ! », j’ai répliqué (avec quelques autres personnes, heureusement) : « Pourquoi tu es là alors ? », « Tu préfères Le Pen ? »

La vidéo s’est arrêtée. Plusieurs personnes sont parties. La lumière dans la salle s’est éteinte. Un pianiste est monté sur scène et a commencé à jouer et a apaisé la foule en furie – au moins la musique unit, peut-on espérer…
Moi, je me suis mise à pleurer. Je relâchais la pression, je relâchais toute cette colère depuis trop longtemps contenue, je relâchais ce qu’il venait de se passer.

J’étais profondément déçue, à vrai dire.

Nous étions à la Philharmonie, dans une belle salle de concerts, unis par une même cause : voter contre le FN. Nous étions censés représenter la culture. Nous étions censés représenter une même voix.
Et là, des tas de gens ont vu leur instinct tribal, leur instinct grégaire se réveiller, et ont manqué de respect et de décence envers la salle, envers ce rassemblement, envers les personnes qui ont organisé l’événement, envers les artistes qui ont créé cette vidéo qui diffusait un message de paix.

Ce n’était pas le lieu, ce n’était pas le moment de faire ça.

Comme quoi… Les clivages ont souvent lieu au sein d’une même famille. Cette soirée appelait au rassemblement, à l’union, et plein de personnes ont appelé à la division et à la bêtise, dans cette salle de la Philharmonie.

Les élections et le climat tendu dans lequel nous nous trouvons révèlent les parts les moins glorieuses en chacun de nous. Tout dépend de ce que nous en faisons ensuite.
Nous nous affichons, nous affichons le clan auquel nous appartenons. C’est « nous VS les autres, et les autres sont des cons ». Internet accentue beaucoup ça, et parfois pour des choses dérisoires.

Il est en train de se passer une vraie mutation politique. « Droite » et « gauche » ne veulent plus dire grand-chose.
Ce que j’ai vu hier soir… C’était censé représenter la « gauche », la gauche « bien-pensante » qui se targue de « tolérance » mais qui fait preuve de tout le contraire.

Je me sens de plus en plus en rupture avec cette « famille » qui est supposée être la mienne : la culture, les arts, les valeurs dites de gauche.
Si la gauche, c’est ce que j’ai vu hier soir parmi tant de personnes du public, si c’est ça les représentants de la culture (et non, la culture n’est pas l’apanage de la gauche), alors je le dis : je ne souhaite pas faire partie de cette famille.

J’ai finalement quitté la salle de la Philharmonie bien avant que la soirée soit terminée, avec les personnes qui m’accompagnaient ainsi que d’autres gens encore.
Je me sentais terriblement déçue et dégoûtée. J’avais voulu y croire. Croire qu’on était encore capables de se rassembler, capables d’outrepasser notre orgueil, nos griefs et nos revendications pour quelque chose de bien plus grand encore : s’opposer à un parti anti-Républicain, un parti aux valeurs dangereuses et régressives.

Apparemment j’ai un peu trop espéré.
La plupart des gens a simplement envie d’en découdre. Et même ces soit-disant « représentants de la culture ».
Heureusement, il y a des tas de gens bien et tolérants, j’ai eu maintes fois l’occasion de le constater ces derniers temps, mais ce ne sont peut-être pas les gens les plus bruyants.

Il va falloir s’armer, oui, dans les temps à venir, et ce bien après les élections, bien après les législatives. Ça ne fait que commencer, et s’il y a un truc que j’ai fini par comprendre, c’est ça : quoi que Macron fasse, des gens lui taperont sur la gueule.
C’est limite s’il ne s’en est pas plus pris dans la face depuis le début de sa campagne que Le Pen elle-même, c’est dire.

Je ne crois plus en « la gauche » ; je ne crois plus qu’il y ait de gauche ou de droite. Je me forge par moi-même, et je laisse derrière moi ces personnes supposées représenter le même secteur que le mien, celui de la culture et des arts, sans regret, mais avec le cœur serré néanmoins.
Les ruptures les plus difficiles sont celles d’avec sa propre famille…

Cette soirée avait pourtant si bien commencé.

 

Pleurs

« Noémie veut changer sa vie » : la série continue ! Et d’autres nouvelles…

Les aventures de Noémie, l’héroïne de la série créée avec le collectif des Ratons Rêveurs, continuent ! Le troisième épisode est désormais en ligne.

Avec : Raphaëlle Conquet, Cynthia Soto, Chloé Fortoul, Coline Peyrony
Scénario, réalisation, montage : Coline Peyrony
Prise de son : Cynthia Soto, Chloé Fortoul, Raphaëlle Conquet
Musique : « Ascent », Jon Luc Hefferman

Les Ratons Rêveurs sont sur Instagram depuis quelques temps, vous pouvez les suivre : @ratonsreveurs

Nous avons plusieurs autres projets, mais il est encore un peu tôt pour en parler. Chaque chose en son temps !

Pour ma part, mon court-métrage dessiné, Le pays de la pluie (dont vous pouvez voir certaines planches ici, ou bien encore visionner cette vidéo, et suivre mon avancement sur ma page Facebook), est en cours de montage.
En tout, j’ai réalisé une cinquantaine de planches, et il m’en reste encore quelques-unes à faire. C’est un long chemin, mais je compte bien aller au bout !

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Autres nouvelles : je vais illustrer un roman jeunesse pour Gallimard, qui sortira en septembre !
Je ne sais pas si je peux en dire plus pour le moment, mais en tout cas je suis absolument ravie et reconnaissante, et je suis sûre que ça va être un beau projet !

Voilà pour les nouvelles récentes. J’ai d’autres choses qui mijotent et qui se mettent en place petit à petit, mais j’en parlerai quand celles-ci seront plus concrètes.

À très bientôt, et profitons du printemps qui s’installe !