De nature polyvalente

Aujourd’hui, j’ai publié une nouvelle vidéo, dans laquelle je raconte un peu ma vie et mes réflexions à propos du fait d’être de nature polyvalente, et comment ça peut être perçu par les autres. La voici :

Je souhaitais écrire un article de blog également pour apporter quelques données en plus (en espérant que je ne ferai pas trop de redites par rapport à la vidéo). Notamment pour tenter d’expliquer ma démarche.

Vous l’avez sans doute compris et vu : je fais plein de choses différentes – même si ça reste dans le même secteur d’activités, c’est-à-dire l’art. On peut le voir déjà sur la bannière de mon site Internet : « Coline Peyrony, illustration, photo, vidéo ».
Ce site me représente bien, je trouve. Il montre tout ce que je sais faire, tout ce que j’aime faire, classé en des catégories distinctes. On peut naviguer à travers les rubriques qui nous intéressent, et j’ai fait en sorte que ce soit le plus clair possible pour que le visiteur sache où il va et pourquoi il y va.

Mais j’ai tout de même cette crainte de « perdre » des gens. Qu’ils ne s’y retrouvent pas, qu’ils ne comprennent pas bien ce que je fais. Qu’ils pensent que je ferais mieux de me concentrer sur une seule chose, et qu’ainsi je ne brouillerais pas les pistes. C’est assez irrationnel, car on ne m’a jamais fait cette réflexion (peut-être l’a-t-on pensé, mais en tout cas on ne m’en a pas fait part).

Pour ce qui est de mon site, ou de ma page Facebook par exemple, au vu des natures différentes de mes posts – un jour un dessin, un jour une vidéo, un jour une série de photos – et que ceux-ci ne suscitent pas les mêmes réactions, je suis en droit de me poser cette question : est-ce que « les gens » ne préféreraient pas, pour plus de clarté, que je me concentre sur un seul secteur artistique, comme ça ils savent à quoi s’en tenir et ils savent pourquoi ils sont là, et qui ils « aiment » ou « suivent » ?

Alors cette question se pose ensuite : est-ce que je fais ça pour plaire « aux gens » ?

Ce serait mentir que de dire que je ne cherche pas un peu à plaire parfois – le piège de l’ego qui souhaite être rassuré –, mais globalement, j’essaie justement de m’éloigner de cette fausse bonne solution.
Ici, je suis sur mon espace. Sur ma chaîne YouTube, je suis sur mon espace. Je m’exprime comme je le souhaite – dans la limite de la légalité et du respect d’autrui, bien entendu –, de la façon dont je le souhaite. Au final, je n’ai de compte à rendre à personne, même si ce n’est pas tous les jours facile pour moi de ne pas faire attention au regard des autres. Mais, comme je l’écrivais précédemment : je suis sur mon espace, « chez moi », donc ce sont mes règles. On adhère ou non à ce que je fais (ou seulement à une partie de ce que je fais), on comprend ou non ce que je fais, mais il n’en reste pas moins que je fais ce que je veux !

J’essaie de me répéter aussi souvent que possible cette dernière phrase.
En tant qu’artiste, et sans doute bien plus que dans d’autres corps de métiers, il peut y avoir une recherche inconsciente de la validation de l’autre. Ce que je montre, c’est souvent plus qu’un travail : c’est une partie de moi. Donc il peut y avoir ce danger de faire ce raccourci : si « les gens » ne comprennent pas/n’apprécient pas tout ce que je fais, ça veut dire qu’ils ne me comprennent pas/ne m’apprécient pas totalement.
J’évite au maximum de faire ce raccourci, parce qu’en plus il est faux, et créé par mon mental de toutes pièces. Ça peut être dangereux de penser comme ça.

Je l’ai déjà dit dans la vidéo, je le réécris ici : c’est à moi, et non aux autres, de faire le travail. C’est à moi de tenir un discours clair, et de faire en sorte que mes pensées et mes idées soient en accord avec mes actes et ma façon d’être : c’est ce qu’on appelle la congruence.
Je suis polyvalente de nature, j’aime faire plein de choses, je suis intéressée par plein de choses, je ne veux pas choisir. C’est comme ça ; à prendre ou à laisser. Mais je suis en accord avec moi-même, avec mon « moi intérieur », et c’est ça qui est le plus important. Le reste se met en place tout seul.

Donc, oui : je suis illustratrice, photographe, vidéaste, autrice (ou auteure, comme on dit). J’aime raconter des histoires, et chacun de ces médiums est un vrai plaisir pour moi et a vraiment un sens. Je ne souhaite pas être réduite à un seul de ces arts. Je ne souhaite pas choisir. Si on m’enlève un seul de ces arts, je ressentirai un manque, une insatisfaction.

Je suis de ces profils qui ont besoin de jongler avec différentes choses, différents projets, qui naviguent sur plusieurs eaux à la fois, qui bondissent et rebondissent, qui préfèrent les parcours en zig-zag plutôt que les lignes droites – mais attention, je ne dis pas que l’un est meilleur que l’autre ; chacun a des besoins différents et c’est complètement OK.
De l’extérieur, des profils comme les miens peuvent peut-être paraître bordéliques, éparpillés, dispersés, incompréhensibles, insaisissables, pas sérieux, étranges, inhabituels – et tout autres adjectifs similaires.
Mais dans ma tête, tout est logique, tout a un sens, et tout correspond exactement à comment je suis à l’intérieur, et à ma façon de penser et de fonctionner.

Finalement : si on va contre sa nature intérieure, on n’est pas heureux. Alors pourquoi me briderais-je, m’interdirais-je de fonctionner comme je fonctionne ? Surtout que je ne fais de mal à personne.

Et pour les éventuels qui s’inquiètent pour moi : je jongle peut-être avec beaucoup de choses dans ma vie, mais je finis toujours (quand je sens que ça en vaut la peine) ce que j’ai commencé. Plus tôt dans ma vie, il est vrai, j’avais du mal à finir les choses. J’avais toujours une meilleure idée (selon moi) qui prenait la place de la précédente, et j’abandonnais le projet en cours – parfois après des mois de travail !
Je suis de nature polyvalente, et donc forcément un peu dispersée, mais maintenant je me connais et je sais être suffisamment disciplinée pour aller au bout des choses. Je ne peux simplement pas faire une chose à la fois ! Et c’est OK.

Au final : ne sommes-nous pas, tous, des êtres aux multiples facettes ?

Je vous laisse avec cette conférence TED (en anglais), que j’ai vue il y a quelques années et qui m’a pas mal inspirée, m’étant reconnue dans ce que dit Emilie Wapnick :

À bientôt !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s